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Les suites du procès de Bernard Pallot devant les Assises de l’Aube… L’habitant d’Isle-Aumont a été acquitté après l’assassinat de son épouse malade. Si le parquet général a fait appel de la décision, les répercussions du verdict se font entendre au niveau national. La question de la fin de vie est au coeur des débats.
Le procès de Bernard Pallot, accusé d'avoir tué son épouse malade, a captivé l'opinion aux Assises de l’Aube. Le 11 octobre 2021, à Isle-Aumont, il a étranglé son épouse, affirmant devant les jurés qu’il avait agi par amour et à sa demande pour soulager ses souffrances. Après trois jours de procès, la cour d'Assises a prononcé, mercredi dernier, l’acquittement. Malgré la reconnaissance de l'acte volontaire et prémédité, la cour a estimé que la "contrainte morale" alléguée par la défense justifiait une irresponsabilité pénale.
La procureure générale de la Cour d'appel de Reims, Dominique Laurens, a annoncé faire appel de cette décision 24 heures après le verdict. Cette affaire a suscité un vif débat au niveau national, relançant la question de l’euthanasie active et du suicide assisté en France. Pour l’un des avocats de M. Pallot, Frédéric Verra, cette décision judiciaire souligne l’urgence de finaliser la loi sur la fin de vie, dont les discussions ont été suspendues le 9 juin dernier lors de la dissolution du gouvernement. « Ce texte-là, il faut le remettre à l’ordre du jour », a-t-il déclaré.
Interrogé sur France Info, Olivier Falorni, député et rapporteur du projet de loi sur la fin de vie, a exprimé son soutien à une reprise du débat législatif. « À travers cette décision de justice, le peuple français s'adresse aux députés et leur demande de légiférer », a-t-il affirmé.
Résidente à Vendeuvre-sur-Barse, Corinne Jelmoni, membre des "184 citoyens" ayant participé à la convention citoyenne sur la fin de vie en 2023, se mobilise également pour la reprise des débats. Hasard du calendrier, ce collectif finalisait justement, ce 2 novembre, un courrier destiné au président de la République, aux ministres et aux députés, pour demander la relance de la proposition de loi. « Nous sommes à l'aube de l'hiver 2024 et toujours rien », déplore Corinne Jelmoni. « Ce n’est pas l’affaire Pallot qui fera avancer les choses, mais notre courrier. » En attendant une législation plus claire, elle rappelle que chacun peut exprimer ses directives anticipées pour sa fin de vie.
Quant à Bernard Pallot, le recours en appel l’expose désormais à une possible condamnation à perpétuité.
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